À l’occasion du Mois du patrimoine hispanique, quelques membres de notre communauté ont accepté de partager une partie de leur culture avec nous! Aujourd’hui, on vous présente le parcours de Felix Herrera, technicien en audiovisuel à espace+.
Peux-tu me parler de tes origines? Si quelqu’un te demande « d’où viens-tu? », que réponds-tu?
Je me considère Vénézuélien. Quand on me demande d’où je viens, je réponds que je viens du Venezuela (j’y suis né). Je me considère aussi Canadien, et surtout Montréalais.
Pour toi, qu’est-ce que ça signifie être Vénézuélien?
Pour moi, être Vénézuélien, c’est être latino-américain et venir d’un pays très diversifié, au carrefour des Caraïbes et de l’Amérique du Sud. La culture vénézuélienne est un mélange d’influences européennes, africaines et autochtones. Nous avons fait de ces influences quelque chose qui nous est propre. C’est cette diversité qui représente le Venezuela à mes yeux et à laquelle je m’identifie.
Qu’est-ce que tu aimerais que les gens sachent sur ta culture?
J’aimerais que les gens découvrent les paysages naturels exceptionnels du Venezuela, comme les plages, les tepuys (des formations géologiques très anciennes), et le Salto Ángel, la plus haute chute d’eau du monde.
Il y a aussi la danse. Au Venezuela, on apprend à danser dès l’enfance sur des rythmes latino-américains, comme la salsa et le merengue. À Montréal, il y a plusieurs endroits et activités où l’on peut danser, apprendre et se retrouver. Ces moments rassemblent des Vénézuéliens et des personnes de différentes origines autour de la musique latino-américaine.
Pour moi, la danse fait pleinement partie de notre identité. J’aimerais aussi que les gens puissent découvrir la chaleur humaine des Vénézuéliens. »
Qu’est-ce que ça représente pour toi, le Mois du patrimoine hispanique?
C’est l’occasion de reconnaître la communauté hispanique de la région et de mettre en valeur ses contributions à Montréal, au Québec et au Canada. C’est aussi une façon de souligner les efforts d’intégration de cette communauté, qui fait partie de la réalité multiculturelle de Montréal.
Est-ce qu’il y a des personnalités marquantes du Venezuela que tu aimerais nous faire connaître, et pourquoi?
On parle beaucoup de Simón Bolívar, mais Francisco de Miranda a, lui aussi, joué un rôle important dans la lutte pour l’indépendance du Venezuela. Il a servi dans l’armée espagnole, participé à la guerre d’indépendance des États-Unis et combattu dans les armées de la Révolution française. J’admire son engagement contre l’injustice, qui dépassait les frontières du Venezuela. Il a également compté parmi les personnes qui ont influencé Bolívar. Pour moi, c’est une figure importante de l’histoire vénézuélienne.
As-tu un film, un livre ou un documentaire à nous recommander?
Le film vénézuélien Libertador. Ce qui m’a touché, c’est de découvrir les facettes humaines de Simón Bolívar, au-delà de son image de héros. Le film m’a aidé à comprendre d’où venait sa détermination à lutter pour l’indépendance du Venezuela et d’autres pays de la région. Cette vision de Bolívar m’est familière, me paraît vraie, et me rejoint dans ma façon de me sentir Vénézuélien.
Partage-nous tes bonnes adresses pour…
- Casser la croûte : Arepera du Plateau, Rue20 pour goûter à une version vénézuélienne de la cuisine de rue (c’est l’endroit où j’ai trouvé ce qui se rapproche le plus des hamburgers et des hot-dogs tels qu’on les prépare au Venezuela!) et Bocadillo, où l’on sert des arepas et des soupes dans une ambiance qui me rappelle une tasca vénézuélienne. Pour retrouver un peu de l’ambiance vénézuélienne, il y a aussi le Teque Pancho (Laval) et Mi Fogón Venezolano (Longueuil).
- Faire les emplettes : Sabor Latino, Marché Andes, et Kim Phat et Marché Fu Tai. Bien que ce soient des épiceries asiatiques, on y trouve de la farine de maïs P.A.N.
- Faire la fête et faire des trouvailles mode et déco : les festivals et les événements de la communauté vénézuélienne à Montréal, comme LatinArte. Je conseille aussi de suivre la programmation de l’Orchestre symphonique de Montréal. Son directeur musical et artistique, Rafael Payare, est vénézuélien. C’est une grande fierté pour moi de voir un artiste vénézuélien occuper une place aussi importante dans la vie culturelle de Montréal.