De l’hôtellerie au coaching : le parcours de Mélody Lardin 

Publié le 4 mars 2026

Après avoir travaillé pendant près de 20 ans en hôtellerie, Mélody Lardin accompagne aujourd’hui entrepreneurs et dirigeants dans le développement d’un leadership axé sur l’humain. Pour la diplômée de l’ITHQ, la performance passe d’abord par la qualité des relations au sein des équipes.

Depuis toujours, Mélody Lardin s’intéresse à la dynamique des relations humaines. C’est ce qui l’a motivée à étudier à l’ITHQ en Techniques de gestion hôtelière de 2003 à 2006. Dès sa deuxième session, elle commence à travailler dans un établissement hôtelier. Elle développe rapidement un intérêt pour les ventes et gravit les échelons jusqu’à devenir directrice des ventes et du marketing à l’Hôtel Saint-Sulpice en 2018, puis directrice générale par intérim en 2021.

J’ai surtout travaillé dans des hôtels d’environ 150 chambres. C’était mon sweet spot parce que pour moi, l’hôtellerie, c’est la connexion humaine et le travail d’équipe. Des fois, dans les plus gros hôtels, c’est plus compliqué d’avoir un environnement dans lequel on peut s’entraider

Mélody Lardin

S’arrimer à ses ambitions 

En occupant le poste de directrice générale par intérim de l’Hôtel Saint-Sulpice, et ce, en pleine pandémie, Mélody Lardin a été poussée à remettre en question ses choix professionnels. « Ce n’était pas mon ambition d’être DG. Il faut savoir que j’ai deux enfants, dont un qui a une déficience intellectuelle sévère. Je ne me voyais pas prendre un rôle pour lequel je devais faire 60 heures par semaine en présentiel », confie-t-elle.

C’est ainsi que près de 20 ans après ses débuts dans l’hôtellerie, Mélody Lardin décide de se reconnecter à ce qui l’anime le plus profondément : la connexion humaine. Pour faire ce qu’elle aime le plus, pour mettre sa passion pour le leadership de l’avant, pour mettre son expérience au profit des autres et pour avoir une plus grande flexibilité d’horaire, la diplômée de l’ITHQ met sur pied sa propre entreprise : MLeader Coach.

«  On est tellement bon dans le service à la clientèle dans les hôtels, pourquoi ne pas amener cet esprit de service dans différentes entreprises et y instaurer une culture qui est vraiment axée sur l’humain? Oui, l’excellence et l’ambition c’est important. Mais au-delà des hauts standards de service, il ne faut pas oublier l’humain. Pour moi, si tes employés sont bien, si tu les traites de la façon dont tu veux qu’ils traitent tes clients, c’est évident que ton établissement va être performant. »

Les connexions multiples 

En février dernier, Mélody Lardin était de retour à l’ITHQ non pas pour y étudier, mais plutôt pour animer une conférence-atelier sur le réseautage. « Je vois que la connexion humaine est plus difficile chez les jeunes. La plupart sont démunis quand arrive le temps de faire du réseautage », affirme la coach. Selon elle, les jeunes sont à l’aise lorsque vient le temps de connecter derrière un écran, mais le sont beaucoup moins lors d’événements en présentiel, ou encore pour aller aborder des gens qu’ils ne connaissent pas. Elle souhaite donc les outiller et leur montrer qu’il suffit parfois d’affronter nos peurs pour réaliser qu’elles n’étaient pas si effrayantes.

En cette ère d’hyper connectivité technologique, la coach est d’avis que le plus grand défi qui attend l’industrie du tourisme et de l’hôtellerie est de réussir à préserver la connexion humaine.

Le défi… et la clé, ça sera de réussir à rester connecté avec les clients même si on a des agents d’intelligence artificielle, avec nos employés même si on a bien plus de gestion technologique à faire, et avec soi même si on est dans le jus parce qu’il faut toujours en faire plus avec moins.

Mélody Lardin

Diversifier ses publics 

Lorsqu’elle a fait le saut en entrepreneuriat, il y a quatre ans, Mélody Lardin désirait s’implanter dans l’industrie touristique et hôtelière. « J’avais vraiment en tête, quand je me suis lancée, des employés spécifiques dans l’hôtel où je travaillais quand j’étais DG. Des employés qui ne sont pas devant les clients, qui ne participent pas nécessairement aux meetings – les employés de maintenance, par exemple. Je me disais : ces employés-là, dans tous les hôtels, je veux qu’ils ressortent en se sentant épanouis, en se sentant heureux au travail, en sentant qu’ils sont reconnus. Je veux qu’ils arrivent chez eux après leur journée de travail, auprès de leurs enfants, avec de l’énergie, avec une belle vibe. »

Si l’idée d’assurer le bien-être de tous les employés résonne auprès de la plupart des dirigeants qu’approche la coach, les ressources ne sont pas toujours déployées pour y arriver.

« Il y a tellement de priorités – technologies, développement durable, etc. – et tellement de choses à faire que ce n’est pas toujours possible d’investir ce qu’il faut, même si ce n’est pas extravagant. »

C’est pour cette raison que Mélody Lardin a diversifié son offre. En plus du coaching destiné aux leaders de l’industrie touristique et hôtelière, elle propose également du coaching personnel. « Je vais toujours garder la branche hôtellerie parce que c’est mon dada, mais je dois pouvoir tirer profit des autres cordes que j’ai à mon arc. »