Un diplômé de l’ITHQ finaliste aux Worldwide Hospitality Awards

Un diplômé de l’ITHQ finaliste aux Worldwide Hospitality Awards

Le jeudi 21 novembre, notre diplômé du programme des Hautes Études en gestion hôtelière internationale Lukas Vallée Valletta est monté sur la scène des Worldwide Hospitality Awards en tant que finaliste de la catégorie Réussite professionnelle.

Sur les 14 candidatures qui avaient été retenues par le jury dans cette catégorie, seulement 3, dont celle de Lukas, se sont distinguées pour se rendre en finale.   

Bien que ce soit sa collègue Anastasia Osipov de l’IUBH International University, en Allemagne, qui a finalement mis la main sur le trophée, nous sommes extrêmement fiers que Lukas ait été choisi parmi autant de candidatures prestigieuses venant des quatre coins du monde.  

Nous lui avons parlé quelques heures après la cérémonie afin de recueillir ses impressions.

Seulement quatre ans après l’obtention de ton diplôme de l’ITHQ, tu te retrouves en finale des Worldwide Hospitality Awards. Qu’est-ce que ça signifie pour toi?
C’est une reconnaissance que j’accepte avec gratitude, parce que ça prouve que je suis vraiment à la bonne place. L’hôtellerie, pour moi, ce n’est pas seulement un travail, c’est aussi une passion. Je n’aurais jamais pu en arriver là sans l’aide de personnes extraordinaires qui ont croisé ma route et qui ont cru en moi.

Comment as-tu découvert que le domaine de l’hôtellerie était fait pour toi?
La question qu’on se pose tout le temps quand on est jeune, c’est « mais qu’est-ce que je veux faire de ma vie? ». J’ai vite réalisé que l’école n’était pas facile pour moi. Au secondaire, je devais travailler deux fois plus fort que mes amis pour avoir des notes passables. Mais heureusement, j’avais le basketball dans ma vie, et des parents qui m’ont énormément soutenu.

J’ai fait mes premiers pas dans le domaine de l’hôtellerie à l’âge de 15 ans, lorsque j’ai commencé à travailler comme plongeur à l’hôtel Château Vaudreuil.

À 17 ans, j’ai été embauché à l’hôtel W Montréal comme chasseur, puis comme auditeur de nuit. Deux ans plus tard, j’ai suivi mon directeur et mentor, Tomas Mendonca, à l’hôtel Le Crystal, où j’ai travaillé comme réceptionniste et concierge.

C’est à ce moment que j’ai réalisé que ma vraie passion dans la vie, c’était l’hôtellerie, et que je voulais vraiment en faire une carrière.  

Pourquoi as-tu choisi de t’inscrire au programme des Hautes Études de l’ITHQ?
J’ai arrêté l’école à 18 ans pour travailler. Après quelques années dans le domaine de l’hôtellerie, j’ai eu envie de pousser plus loin mes apprentissages et d’avoir la chance de gravir les échelons.

L’ITHQ est une institution de classe mondiale, et j’avais toujours rêvé d’y entrer. Avec le programme des Hautes Études, j’ai eu la chance d’apprendre de personnes passionnées, avec des bagages professionnels incroyables, et, surtout, de faire deux stages à l’international, en Caroline du Sud et en Chine.

Lukas, France, Maximiliano, Antonio et le gros toutou de la famille, Enzo. 

Ton frère Maximiliano a une carrière florissante dans le domaine de la restauration. Est-ce que l’accueil, c’est une histoire de famille chez vous?
Je viens d’une famille aux valeurs italiennes : l’accueil, c’est dans nos racines! Ma mère, France, a travaillé en restauration puis au service client dans les comptoirs postaux. Mon père, Antonio, est directeur d’une usine et doit gérer quotidiennement les relations avec la clientèle. Pour ce qui est de Maximiliano, c’est un mixologue passionné qui a travaillé en restauration de nombreuses années comme directeur général de la chaîne Les Enfants Terribles. Il est aujourd’hui directeur général et ambassadeur de marques pour l’entreprise White Keys, qui produit entre autres le rhum Sainte-Marie et le spritz Les Îles.

Tu es présentement directeur de la réception au Fairmont Le Manoir Richelieu. Ça fait quoi dans la vie, un directeur de la réception?
Je suis en charge des superviseurs à l’hébergement, des préposés à l’accueil, des auditeurs de nuit, des concierges et de l’équipe de chasseurs, sans compter tous les projets que nous réalisons pour innover constamment!  

L’important, pour moi, est de m’assurer que mes collègues, que je considère souvent comme ma grande famille, fassent en sorte que le client se sente comme à la maison… mais avec une touche de magie qui fait toute la différence.  

Qu’est-ce qui te fait tripper dans ton travail?
Il n’y a jamais de routine. Chaque journée est différente et nous apporte de nouveaux défis.

En 2018, tu as eu l’occasion d’accueillir les plus grands dirigeants du monde lors du sommet du G7, qui avait lieu à Charlevoix. Parle-nous un peu de cette expérience.
Wow! C’est la plus belle expérience professionnelle que j’ai vécue. J’en ai encore des frissons quand j’en parle. Nous avions l’impression d’être dans un film!

Pendant une année complète, nous avons travaillé étroitement avec le gouvernement canadien pour assurer la réalisation de l’événement. L’exécution des opérations devait être parfaite, et nous devions être impeccables dans notre service.

C’était un honneur pour moi d’accueillir les plus grands dirigeants du monde, d’assurer leur sécurité et de planifier leurs déplacements, en plus d’avoir la chance d’échanger avec certains. Oui, nous avons travaillé d’arrache-pied, mais si j’avais à recommencer demain matin, je le ferais sans aucune hésitation. C’est un énorme travail d’équipe, et je voudrais prendre le temps de féliciter tous mes collègues du Fairmont Le Manoir Richelieu pour leur grand professionnalisme.

Il y a dû y avoir des anecdotes cocasses au G7! Tu peux nous en raconter une?
J’ai plusieurs anecdotes, mais je ne peux briser le lien de confidentialité qui vient avec le sommet du G7! Mais voici un moment qui m’a vraiment marqué : le 8 juin 2018, à 9 h du matin, je venais tout juste d’arriver dans le lobby de l’hôtel. Angela Merkel, la chancelière d’Allemagne, était devant moi avec Theresa May, alors première ministre du Royaume-Uni. De l’autre côté, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, Donald Tusk, le président du Conseil européen, et Shinzo Abe, le premier ministre japonais, étaient en train de rigoler. Le premier ministre italien, Giuseppe Conte, et le président français, Emmanuel Macron, prenaient des photos dans le lobby. Puis, je me suis retrouvé face à face avec notre premier ministre, Justin Trudeau. En seulement 3 minutes, j’ai réalisé toute l’ampleur de cet événement, mais j’ai aussi compris que les grands dirigeants étaient des personnes comme vous et moi. 

Avec Donald Tusk, président du Conseil européen.

Si tu avais un conseil à donner à un étudiant en hôtellerie qui aimerait suivre tes traces, quel serait-il?
Si tu travailles fort, avec fierté, et que tu continues à suivre ta passion jour après jour, tes rêves seront sans limites! Personnellement, si j’avais à recommencer du début, je ne changerais rien à mon parcours, malgré ses hauts et ses bas, et tous les efforts demandés. À la fin de la journée, c’est un travail tellement gratifiant! 

Nouvelle |