Étudier au Québec quand on vient d’ailleurs

Jean-Baptiste Nars (Hautes Études en gestion hôtelière internationale), Victor Baumont (Gestion de la restauration gastronomique), Arnaud Leray (Hautes Études en gestion hôtelière internationale), Rudy Marc Noslen (Hautes Études en gestion hôtelière internationale), Maxime Mottier (Gestion de la restauration gastronomique), Frédérique Ottone (Gestion en hôtellerie internationale), Léa Nguyen Cao Khuong (Formation en service et sommellerie de restaurant) et Morgane Delvoye (Hautes Études en gestion hôtelière internationale)

Étudier au Québec quand on vient d’ailleurs

Ils sont connectés, ouverts sur le monde, déterminés et résilients. Chaque année, des étudiants viennent des quatre coins du globe pour poursuivre leur parcours de formation à Montréal, reconnue parmi les 10 meilleures villes étudiantes à l’échelle internationale, et choisissent l’ITHQ pour réaliser leurs ambitions professionnelles. Attirés le plus souvent par nos programmes en cuisine ou en pâtisserie, mais aussi de plus en plus par nos formations supérieures telles que Hautes Études en gestion hôtelière internationale, ils sont chacun la preuve que l’ITHQ se démarque et rayonne de plus en plus par-delà nos frontières. Regard sur le parcours de 3 étudiants étrangers (dont 2 diplômés) vraiment inspirants.

Persévérance, persévérance!

Originaire de l’île Maurice, Daven Chowreemootoo a essuyé de nombreux refus des ambassades du Canada à l’étranger avant de réussir à obtenir, après l’avoir demandé à trois reprises, son permis d’études. Une fois arrivé au Québec, il s’investit à fond dans le programme Cuisine professionnelle enrichie, où son talent et sa passion pour le stylisme culinaire et pour la mise en valeur des saveurs ont rapidement impressionné ses professeurs. Très actif sur Instagram, on y trouvait presque chaque jour de nouvelles créations. 

Pour moi, la cuisine est l’un des plus beaux métiers du monde. […] L’ITHQ m'a permis d’avoir un regard différent sur la cuisine, de repousser mes limites quant à mes capacités à accomplir des choses. Les enseignants, avec leur savoir et leur expertise, nous guident et nous motivent à nous dépasser sur le plan personnel.

Récipiendaire d’une bourse d’excellence de l’ITHQ, Daven considère qu’étudier à l’étranger lui a permis d’apprendre des techniques de cuisson plus poussées, de maîtriser de nouveaux équipements de cuisine, et de découvrir un éventail d’ingrédients supérieurs et uniques au territoire, intéressants à manipuler. Il travaille aujourd’hui au Restaurant de l’Institut, où il y réalise des créations culinaires tout en délicatesse. « J’adore Montréal et j’espère que ce sera ici que j’ouvrirai mon premier restaurant. »

Entre dépaysement et passion

Pour Magali Vincent, il n’y a qu’une seule raison valable pour choisir le domaine si exigeant de l’hôtellerie : la passion. Un peu lassée de l’enseignement traditionnel, la jeune diplômée française a vu, dans le programme Hautes Études en gestion hôtelière internationale (HEGHI), l’occasion de gagner rapidement de l’expérience sur le terrain, notamment grâce aux deux stages de 6 mois chacun. Elle voulait aussi – et surtout – vivre l’expérience d’un dépaysement total, pour mieux comprendre ce que vivent les voyageurs.

En hôtellerie, il est important d’être ouvert à d’autres cultures et langues. Il faut aussi savoir faire preuve d’empathie et d’intelligence émotionnelle : les clients qui séjournent dans un hôtel sont hors de leur foyer et donc hors de leur zone de confort et de sécurité. Il est, à mon sens, difficile de les comprendre et d’anticiper leurs besoins si nous ne connaissons pas nous-mêmes les défis que représente un tel dépaysement.

Bien entourée et à l’aise dans son nouveau milieu, Magali a su développer rapidement un réseau de contacts impressionnant : « Je n’aurais jamais cru que le milieu de l’hospitalité était aussi accessible! » Les horizons semblent infinis pour cette jeune passionnée de l’hôtellerie qui travaille aujourd’hui à l’Hôtel Alt Montréal.

Réaliser un rêve… et trouver l’amour!

Originaire du Brésil, Rodrigo de Sousa Adriao étudiait le droit avant de tout laisser tomber pour réaliser son rêve : devenir chef! Convaincu que l’ITHQ était la meilleure école pour lui, il est arrivé un an d’avance à Montréal, où il s’est tout de suite inscrit à un programme d’immersion offrant 6 mois de cours et 6 mois de stage en milieu de travail. L’échec n’était pas une option pour celui qui ne parlait pas un mot français. Et c’est le restaurant Les Enfants Terribles de L’Île-des-Sœurs qui lui a offert sa première chance en cuisine au Québec.

C’était terrible, en effet, parce que mon chef parlait une minute et j’en comprenais 10 secondes! Il me demandait parfois d’aller lui chercher des ingrédients. De la coriandre? Je ne savais pas ce que c’était! Des navets? Ça n’existe pas au Brésil! Une chance que mon chef était patient et qu’il savait que j’étais là pour apprendre.

Rodrigo a ensuite commencé ses études à l’ITHQ : « Au début, j’ai été un peu surpris de constater à quel point c’était exigeant d’étudier ici. […] J’ai aussi constaté que la cuisine internationale et d’Amérique du Nord était plus avancée, surtout pour le soin apporté aux présentations, aux textures dans l’assiette. Au Brésil, on va au restaurant pour se remplir la bedaine. Ici, à Montréal, on va au restaurant pour vivre une expérience. » Sociable et curieux de tout ce qui concerne le Québec, Rodrigo s’est rapidement fait de nouveaux amis. « Je me suis aussi fait une blonde Québécoise, que j’ai rencontrée à l’ITHQ. C’est la meilleure façon de s’intégrer! »

Nouvelle |