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Christophe Wong-Tremblay : l’ITHQ, sa job de rêve et son passage dans Les Chefs

Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.

Crédit photo : Félix Renaud

Christophe Wong-Tremblay : l’ITHQ, sa job de rêve et son passage dans Les Chefs

Comment as-tu atterri à l’ITHQ?

J'ai commencé jeune à cuisiner, surtout avec ma mère. À la fin de mon secondaire, elle m'a encouragé à appliquer pour le DEP de cuisine et j'ai eu la chance d'être accepté. C'était évident pour moi que c'était ce que je voulais faire.

Ta job de rêve en intégrant l’Institut?

Pour être franc, quand je suis arrivé à l'institut, j'étais très peu en contact avec le milieu de la restauration, comme aucun de mes proches n'en faisait partie. À 17 ans, je ne connaissais rien du guide Michelin, du top 50 San Pellegrino ou de Relais et Châteaux. Je savais tout simplement que je voulais travailler dans un restaurant, mais au-delà de ça j'étais dans le noir total !

Quand j'ai atterri dans le milieu, je voulais être pâtissier dans un restaurant comme le Toqué ou les 400 coups. Ce n'est jamais arrivé, mais avec le recul je peux dire que c'est la minutie et la rigueur qui m'attiraient davantage que la pâtisserie comme tel. Bref, ce sont ces éléments qui m'ont ensuite attiré vers la cuisine japonaise.

Qu’est-ce que ça prend comme qualité pour y arriver?

Ça, c'est une question très vague ! Je pense que pour avoir du succès professionnellement en restauration il faut beaucoup d'humilité. Que ce soit dans un 3 étoilé Michelin ou dans un petit bistro de quartier, il y a toujours quelqu'un qui en sait plus que toi.

Tu as participé à la nouvelle saison des Chefs, qu’est-ce qui t’as poussé à t’inscrire à l’émission?

Ma copine Béatrice, sans elle je n'aurais jamais pris la chance. Elle m'a encouragé à relever le défi à mon retour du Japon.

L’épreuve qui t’as le plus marqué?

Difficile à dire, d'une part je vais me rappeler pour toujours de ce qui compose un koulibiac, mais d'autre part, c'est le jour de mon élimination qui remporte la manche. J'aurais aimé faire plus, c'était une belle aventure.

Tu y mentionne à plusieurs reprises ton attrait pour la cuisine japonaise. En 2018, suite à l’obtention de la prestigieuse Bourse Les Grands Chefs Relais & Châteaux de la Fondation de l’ITHQ, tu es parti faire un stage de perfectionnement au Japon. Quel est l’impact qu’a eu cette bourse sur ta carrière?

En raison de la situation présente, c'est difficile de quantifier exactement les impacts. Je pense être le premier bousier à être allé en Asie et je suis heureux d'avoir pu ouvrir cette porte à de futurs boursiers et étudiants. Sans aucun doute, ces expériences vont influencer la manière dont je cuisine pour le reste de ma vie.

Un petit mot d’encouragement pour les futurs cuisiniers formés à l’ITHQ?

Avec la situation présente, il est impossible de savoir où va atterrir la restauration, je sais juste que de gros changements sont à prévoir. Comment on définit les métiers de bouche dans 10 ans, ce sera à vous de le déterminer! Vous vous engagez dans un des plus beaux métiers du monde, c'est celui de rendre les gens heureux!

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