Le B.A.A. d’une génération à l’autre

Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.

Infolettre de l'ITHQ

Le B.A.A. d’une génération à l’autre

Maxime Lamoureux, Directeur des opérations à l’hôtel Delta Montréal, et Laurence Crevier, Coach Operations au W Montréal, ont tous deux complété le même baccalauréat. À une chose près : le premier a obtenu son diplôme en 2008, et la deuxième, en 2022. Afin de souligner les 32 ans du Baccalauréat en gestion de tourisme et d’hôtellerie, l’ITHQ a créé une rencontre intergénérationnelle entre deux anciens étudiants ayant obtenu leur diplôme à 14 années d’intervalle. Entrevue avec deux passionnés qui ont à cœur de faire briller leur milieu.

Qu'est-ce qui vous a attiré dans le milieu du tourisme et de l'hôtellerie?

Maxime Lamoureux : J’ai commencé des études en construction aéronautique après le secondaire, mais clairement, ça ne marchait pas. Même qu’après un certain temps, un prof de philosophie m'a offert un café et m’a dit « t'as vraiment pas d'affaires ici, va vivre ta vie ailleurs » (rires). Alors je l’ai écouté, puis je me suis retrouvé à Tremblant comme moniteur de ski. J'y ai rencontré des gens qui travaillaient dans les hôtels, je trouvais que ça avait l'air le fun, donc j'ai décidé de faire mon DEC à l’ITHQ. Puis j'ai tellement aimé ça que j'ai embarqué dans le baccalauréat aussi. Je n’ai jamais regardé en arrière depuis ce temps!

Laurence Crevier : Pour ma part j'ai commencé à étudier en hôtellerie à la suite d’une rencontre avec quelqu'un qui avait terminé ses études à l’ITHQ. Elle m’en a parlé, puis j’ai eu un déclic; j'ai décidé de lâcher ce que je faisais, puis d’embarquer là-dedans à 100 %. J’aime les langues, j’aime les cultures, j’aime voyager et je suis aussi quelqu'un qui est super serviable, qui aime s'occuper des autres. Et dans le fond, c'est ça l'hôtellerie : prendre soin des gens qui viennent découvrir notre belle ville!

Avez-vous toujours été intéressé.e à occuper une position de leadership ou l’avez-vous découvert au fil de votre parcours?

Laurence Crevier : Au Bac, il y avait beaucoup de travaux d'équipe où c’était nécessaire de prendre des décisions pour les autres et avec les autres. C'est à travers ce programme que j'ai réalisé que dans une équipe, les gens pouvaient se fier sur moi, que mon opinion était importante et que les idées que j’apportais n’étaient pas mauvaises. Ça m’a fait grandir et j’ai réalisé que j’étais capable de gérer une équipe.

Maxime Lamoureux : Plus jeune, je voulais être propriétaire d'une petite auberge, près d'une montagne, et me voilà à la direction de l’un des plus grands hôtels du centre-ville de Montréal. Au fil de ma carrière en hôtellerie, j'ai eu de nombreuses décisions à prendre… dont celle de tester mes limites en gestion. Et je ne l’ai jamais regretté!

Quels espoirs entretenez-vous pour la relève dans le milieu du tourisme et de l’hôtellerie?

Laurence Crevier : J’aimerais qu’on puisse garantir un peu de stabilité à cette relève. J'ai obtenu mon diplôme durant la pandémie, donc ça n’a pas été des années faciles au niveau des emplois et des horaires. J’espère vraiment qu'on va être capable de capitaliser sur les beaux côtés de notre domaine, parce que c'est un milieu que j'adore.

Maxime Lamoureux : J'ai le même sentiment. Il y a des gens qui n’ont aucune expérience en hôtellerie, mais qui tombent en amour avec le domaine et qui en font de très belles carrières. Il va falloir redoubler nos efforts pour bien s'occuper des gens afin qu’ils restent, et ça va passer par les ressources humaines. Je reste cependant super positif face à la relève en hôtellerie. Parce que selon moi, il n’y a pas de plus beau domaine. 

Quelles sagesses aimeriez-vous impartir aux gens qui poursuivent en ce moment le Baccalauréat en gestion de tourisme et d’hôtellerie?

Maxime Lamoureux : N’hésitez pas à essayer le domaine; il y a tellement d’emplois différents dans le milieu de l’hôtellerie! Et vous y serez accueillis à bras ouverts. Alors étudiez, travaillez, mais surtout, amusez-vous et n’hésitez pas à changer d'emploi pour essayer d’autres avenues : c'est le temps de le faire! 

Laurence Crevier : Un peu comme M. Lamoureux, j’ai envie de leur dire : lâchez pas, de la job, il y en a et on vous attend!

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